Cultiver l’ouverture en éducation
savoirs, pratiques pédagogiques et communautés
Le Mois de l’éducation ouverte se distingue par son approche collaborative dans la Francophonie.
Traditionnellement, le mois de mars est consacré à la Francophonie, mais il devient maintenant un tournant pour les ressources éducatives libres (REL) et les pratiques d’éducation ouverte. Sous le thème « Cultiver l’ouverture : savoirs, pratiques pédagogiques et communautés », l’édition 2026 du Mois de l’éducation ouverte offre une programmation rassembleuse, élaborée en collaboration par un groupe d’établissements canadiens et européens.
Au-delà de la simple mise à disposition de contenus gratuits, cet événement interroge les structures mêmes de la création et de la diffusion du savoir universitaire. Il met en évidence le passage nécessaire d’une logique de propriété intellectuelle restrictive à une culture des « communs », où la mutualisation devient un levier de réussite étudiante et d’équité.
La programmation de cette année, qui comprend plus d’une vingtaine d’activités gratuites, témoigne de la maturation du mouvement. Nous allons au-delà de la simple sensibilisation pour mettre en pratique nos méthodes. Cela démontre que le libre n’est pas une initiative isolée, mais une réponse systémique aux défis de l’accessibilité cognitive et financière des études supérieures.
L’expertise de l’UQAM et de l’ESG est mise de l’avant dans la programmation
L’UQAM et l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM présentent, entre autres, deux webinaires qui mettent en évidence la diversité des expertises nécessaires pour mener à bien des projets d’éducation ouverte, notamment en gestion de projet stratégique et en littératie numérique critique.
Pourquoi devrais-je y participer ?
Les pratiques éducatives ouvertes ne sont pas le fruit d’un effet de mode. Elles représentent une réponse structurante à trois des principaux défis actuels en enseignement supérieur.
- Le premier aspect est économique : il s’agit de réduire les obstacles financiers qui entravent la réussite, en particulier pour les étudiants issus de milieux précaires.
- Le second est épistémologique : diversifier les voix représentées dans les savoirs académiques, en permettant à des communautés sous-représentées (francophones, par exemple) de produire leurs propres ressources plutôt que de dépendre exclusivement de contenus anglophones.
- Le troisième est pédagogique : il vise à encourager la coconstruction des savoirs en faisant des personnes apprenantes des contributeurs actifs plutôt que des consommateurs passifs.
Ces trois dimensions traversent toute la programmation du Mois de l’éducation ouverte, ce qui justifie pleinement l’investissement collectif des établissements participants.
Vers une communauté de pratique pérenne
L’événement culminera le 26 mars avec une conférence participative organisée par Open Education Global Francophone. Cette séance de clôture vise à consolider une communauté de pratique durable, en mesure d’appuyer les initiatives au-delà du mois de mars.
Joignez-vous au mouvement
L’UQAM, par sa participation active, réaffirme son positionnement institutionnel en faveur de l’accessibilité aux savoirs et de l’innovation sociale. Nous invitons l’ensemble de la communauté — le personnel enseignant, les bibliothécaires, les conseillères et conseillers pédagogiques, les étudiantes et étudiants — à consulter la programmation complète et à s’inscrire aux activités qui correspondent à leurs besoins et intérêts.
Cultiver l’éducation ouverte est un engagement continu qui transforme progressivement nos pratiques et nos institutions.

La programmation complète est accessible via le document de programmation officiel. Toutes les activités sont gratuites et se déroulent en ligne.




